vendredi 22 octobre 2010

La Norvège crée un indice de la nature


Ou plus exactement un indice pour évaluler l'état de la nature. C'est ce qu'a annoncé l'Etat norvégien lors de la Convention sur la diversité biologique de l'Onu qui se tient jusqu'au 29 octobre à Nagoya, au Japon. 309 indicateurs sont utilisés pour obtenir le "premier indice de nature au monde", qui compare 2010 à 2000et 1990. Sur une échelle de 0 à 1,0, l'eau douce obtient l'indice 0,8 loin devant les forêts avec 0,4 (c'est l'exploitation intensive de la forêt qui a entrainé la disparition de vieux arbres, propices au développement du loup, qui se charge habituellement d'assurer l'équilibre de la chaine alimentaire ; cerfs et élans sont ainsi aujourd'hui en surnombre). Selon Heidi Soerensen, ministre de l'environnement, l'indice ne serait qu'une étape avant la valorisation de la nature dans le calcul du produit intérieur brut (PIB), ce qui constituerait une révolution de l'économie traditionnelle.
Un rapport de l'Onu présenté mercredi à la réunion chiffre à entre deux et 4,5 milliards de dollars par an le coût des dégâts causés au capital de la nature. Ces pertes ne sont pas prises en compte dans le calcul du PIB.
Actuellement, un pays peut augmenter son PIB en abattant des arbres ou en dynamitant des récifs pour attraper des poissons. Une réforme du calcul du PIB, qui prendrait en compte la valeur du capital naturel, provoquerait un effondrement du PIB.