jeudi 30 septembre 2010

L'artiste-entrepreneur, un positionnement comme un autre sur le marché de l'art ?


Isabelle de Maison Rouge a organisé hier soir, dans le cadre du festival 12/12 du 'cent établissement culturel et solidaire' à Paris, une table ronde constituée de Raphaële Bidault-Waddington, Alain Gintzburger et Yann Kersalé, sur le thème des artistes-entrepreneurs (entendez la capacité pour les artistes de produire leur oeuvre, dans le sens économique du terme, se faire connaître, intégrer les réseaux artistiques et d'affaires du monde de l'art, dans l'optique que l'oeuvre ne reste pas lettre morte). L'illustration du 'cent' est en ce sens très intéressante. Chaque acteur joue un rôle précis. L'acteur public, qui ne dispose plus de la puissance financière suffisante, initie les projets en mettant à disposition des locaux pour les artistes, et - c'est fondamental - en mettant en réseau le monde institutionnel, économique et artistique. Des profils hybrides - à la croisée de ces trois sphères - mettent ensuite en musique, soufflent sur les braises, organisent, poussent la logique de réseau le plus loin possible. Dans le monde de l'art, comme dans tout autre domaine, la logique de l'auto-entreprenariat devient crucial.