vendredi 24 septembre 2010

1973, désolé plus d'essence


Organisée par le Centre Canadien d’Architecture en 2007, cette exposition majeure était la première du genre à analyser l’innovation architecturale à laquelle a donné naissance la crise énergétique de 1973, alors que la valeur du baril de pétrole augmentait de façon exponentielle, donnant lieu à des bouleversements économiques, politiques et sociaux dans de nombreux pays. Présentant plus de 350 objets - dessins d’architecture, photographies, publications, séquences télévisées tirées d’archives et artéfacts historiques – l’exposition survolait les réactions que provoquait la pénurie et explorait leur pertinence pour le monde de l’architecture aujourd’hui.

1973 : Désolé, plus d’essence présentait des recherches dans des secteurs aussi variés que les systèmes solaires passifs et actifs, l’architecture enfouie ou souterraine, l’amélioration des matériaux d’isolation et de construction, les percées dans le domaine de la technologie des éoliennes et la conception de « systèmes intégrés » visant à gérer les ressources énergétiques dans un contexte plus large. L’exposition brossait le tableau des réactions politiques et sociales à la crise du pétrole à travers différents types de documents : des extraits vidéo de discours enflammés livrés en direct à la télévision; des photographies historiques montrant les files d’attente aux stations d’essence ou les rues de grandes villes entièrement désertées par les voitures; ainsi que, des archives et objets portant sur l’installation, par le président américain Jimmy Carter, de capteurs solaires sur le toit de la Maison Blanche (plus tard enlevés par le successeur de Carter, Ronald Reagan). L’exposition présentait également une sélection de jeux créés au cours de la période : leurs thèmes et leurs titres évoquaient à la fois les profits des grands producteurs et l’angoisse que provoquait la fin d’un style de vie.