mardi 27 septembre 2011

Une ville interactive pour quoi faire ?




Nous serons de plus en plus en interaction avec la ville pour récupérer l'info utile (météo, circulation, cinéma...) mais pas seulement, dans un "dialogue" également. C'est l'une des caractéristiques de la ville hybride. Pour autant, ce mouvement n'en est qu'à ses débuts, presqu'à ses balbutiements.

Des tentatives - telles Futur en Seine - sont lancées pour en démocratiser l'approche mais ce type d'initiative n'atteint pour l'instant que les geeks, population hyper-sensibilisée aux nouvelles technologies. On en est encore à une techno froide et les initiateurs de ce type de manifestation seraient bien inspirés de relire (lire ?) McLuhan.


L'exposition IBM Think à l'occasion du 100è anniversaire de l'entreprise - du 23 septembre au 23 octobre au Lincoln Center à New York- s'inscrit dans cette tendance. Elle y met en valeur que le progrès de l'humanité est fortement corrélée au progrès technologique. Mais la technologie peut également accoucher de monstres. Philip K. Dick, Asimov, Bradbury nous l'ont montré il y a déjà bien longtemps. L'innovation ne peut être cantonnée à la seule dimension technologique. Les créateurs (écrivains, poètes, plasticiens...) doivent y être associés de près pour en révéler aussi bien la poésie que l'horreur. Au risque sinon que l'innovation reste... lettre morte.