mercredi 23 mars 2011

Expo 'la ville fertile' à la cité de l'architecture...mouai










Je ne comprends pas le décalage de la Cité de l'architecture entre sa volonté d'être grand public et les expositions temporaires qui s'adressent à un public averti. L'exposition 'La ville fertile' participe de cette impression. La reconstitution d'une nature sauvage dès l'entrée de l'expo est également en décalage avec les projets présentés (la base sous-marine de Saint-Nazaire de Gilles Clément, ou encore l’aménagement des anciennes voies ferrées de NYC 'High line' par Diller Scofidio + Renfro). D'un côté on est dans le phantasme d'une nature dense, sublimée, proche de la jungle, de l'autre les projets présentent une nature revisitée avec une question : quelle est la place de la nature en ville dans les projets actuels d’architecture ? Le scénographe de l'exposition est parti sur une représentation phantasmée de la nature, mais qui n'a pas cours dans les projets d'aménagement.
Mention spéciale au paysagiste brésilien Roberto Burle Marx - dont toute une partie de l'expsotion lui est consacrée - qui a notamment conçu les bords de la plage de Copacabana (dispositif scénographique assez habituel avec un accrochage des documents graphiques aux cimaises).
Ces expositions méritent néanmoins le détour afin de parfaire vos connaissances sur la manière de traiter les espaces verts dans un projet. Elles se tiennent du 23 mars au 24 juillet 2011 à la Cité de l'architecture et du patrimoine, à Paris.