mercredi 30 octobre 2013

"Tour 13" ou le street art comme levier de transformation et comme vecteur d'attractivité du territoire






Mais que fait le Louvre ? Entre le flot ininterrompu des visiteurs de la "Tour 13" à Paris, (vouée à la démolition et graffée par des artistes), la couverture médiatique en France et à l'étranger de cette "installation" éphémère (comment l'appeler autrement ?), la "Tour 13" fait émerger ce quartier méconnu du 13è ardt. (coincé entre la gare d'Austerlitz, la bibliothèque François Mitterrand et la Cité de la mode et du design). Elle contribue également à lui construire une "identité", à vitaliser son tissu urbain, le tout à un coût proche de zéro (intéressant à l'heure de la rareté des financements publics).

Le graff comme contributeur au développement urbain et économique d'un territoire, cela devrait faire réfléchir élus, aménageurs, techniciens publics et privés quant à l'utilisation de leurs friches le temps des travaux, et aux moyens de faire monter la mayonnaise avec la société civile pour renforcer l'appropriation des projets et pour en concevoir d'autres (non prévus à l'avance) ! Et de manière plus générale, sur les éléments insoupçonnés présents dans les territoires comme leviers de transformation de ceux-ci et comme éléments de rayonnement et d'attractivité. Gratter les territoires en somme.

Le modèle publique descendant ne peut que profiter des initiatives ascendantes présentes dans tous les territoires. Il suffit juste de le vouloir, en lâchant un peu prise et en adoptant une posture d'hu-mi-li-té face à la vague sociétale (qui ne peut être en aucun cas contenue). Libérer les forces dans un cadre pré-établi par la puissance publique : voilà le modèle ! Construire ensemble - acteurs publics, entreprises et société civile - le diagnostic, les objectifs et la stratégie de mise en oeuvre, pour engager la dynamique et créer un mouvement perpétuel.