lundi 19 mars 2012

Ligne d'auto-assemblage : une application possible en architecture ?


   

Inspiré dess auto-assemblages naturels, particulièrement présents chez les virus, le projet consiste en une grande géode tubulaire pouvant tourner sur elle-même. A l’intérieur se trouvent des petites figures aimantées qui peuvent s’assembler en trois dimensions. Le participant actionne la géode et choisit la vitesse ou le sens de rotation ainsi que la durée de l'expérience. Cette expérience montre la tendance des objets à s’auto-assembler et à former des configurations bien précises quand ils sont animés de mouvements aléatoires dans un espace fermé. Ce projet offre des applications potentielles, notamment dans les domaines de l’architecture ainsi que l'explique son concepteur Skylar Tibbits, professeur au MIT   : “cette installation propose une vision alternative sur les agrégats comme méthode de construction pour les grandes structures grâce à des modules programmés et une impulsion d’énergie aléatoire”,  et de l’art/design, “tout en incluant les structures de systèmes moléculaires connus, cette installation intègre aussi le design au phénomène naturel, ce qui donne un système hybride.” Cette expérience démontre aussi que dame Nature ne "sait" pas ce qu'elle fait et qu'elle agit bien en aveugle, sans plan prédéfini, mais qu'en revanche un phénomène aléatoire est capable d'engendrer des structures complexes. Cette faculté est bien connue des physiciens spécialisés en thermodynamique. Dans ce cas-ci le temps ne conduit pas au chaos mais au contraire il devient un allié, une construction, chose plutôt rare et dont on peut tirer des enseignements.