vendredi 13 avril 2012
jeudi 12 avril 2012
Les esprits de la forêt ont pris un coup de jeune
"Vestige" est une installation de Rob Mullholland, dans la forêt de Aberfoyle en Ecosse. Avant la première guerre mondiale, la forêt était une zone d'agriculture et de paturage pour les moutons. Elle a ensuite été plantée pour fournir du bois aux habitants, effaçant du même coup les coutumes ancestrales de ce monde paysan. Mullholland "repeuple" les bosquets des esprits de ces fermiers écossais (six statues-miroirs reflétant et amplifiant la forêt). Initialement prévue pour être temporaire, cette installation est devenue permanente en raison du succès rencontré (250 000 visiteurs/an). Moi j'y vois plus un hybride entre les sylvidres d'Albator et le surfeur d'argent :-)
mercredi 11 avril 2012
Le top du land art
- Don Lucho : "cardboard"
- Craig Colorusso : "sun-boxes"
- "Les gens dans l'espace urbain"
- "à vos marques ! prêts ! partez !", à Graz
"Vth Ark", l'abri climatique de Batman
Le "Vth Ark" est un projet d'abri climatique que l'homme-chauve souris ne renierait pas. Il est conçu par Moatasem Esmat, étudiant à l'université d'Helwan en Egypte. Sa structure est renforcée pour résister aux débris générés par les tsunamis. Souhaitons juste qu'il ne soit pas l'équivalent des canaux de sauvetage du Titanic, dont le nombre était ridiculeusement faible rapporté à la quantité de passagers.
mardi 10 avril 2012
Küchenmonument : qu'est-ce qu'on attend pour être heureux...
Küchen Monument est un activateur urbain nomade. La boîte en zinc contient une structure pneumatique gonflable qui s'adapte aux usages locaux : salle de banquet, salle de conférence, cinéma, cantine, ring de boxe ! Depuis 2006 elle s'est déplacée à Duisburg, Mülheim, Hambourg, Warschau, Giessen, Berlin, Liverpool (photos © Rainer Schlautmann).
lundi 9 avril 2012
samedi 7 avril 2012
Cette semaine dans VHYB
L'installation musicale de Heike Bottcher à Dresde, les arbres bleus de Konstantin Dimopoulos à Seattle, les villages anti-tsunami de Sako Architectes, la gare ondulée de Hong Kong.
vendredi 6 avril 2012
"Court of water" ou la résonance "chaude" avec la ville
La vision froide de la ville interactive est souvent celle associée aux applications numériques, désincarnées, distantes. On peut être en résonance, en dialogue avec la ville, avec des médias chauds tels que ces "cuivres" qui font chanter la pluie qui s'écoule le long de cet immeuble à Dresde ("court of water" de Heike Bottcher). Une manière poétique de percevoir la ville, son architecture, ses "bruits", son rapport à l'environnement (la nature urbaine ce n'est pas que l'introduction du végétal...).
jeudi 5 avril 2012
Matériau de construction : et si on remplaçait le bois...par l'herbe
L'herbe pousse rapidement, ce qui n'est pas le cas du bois ! L'accélération de l'accroissement de la population mondiale a notamment pour effet la décimation des forêts. Une équipe de chercheurs de l'université de Cornell s'est sérieusement penchée sur cette question et a trouvé une innovation qui consomme 80% d'énergie en moins que ce dont on a besoin pour produire des objets en bois, qui permet de créer des emplois locaux et de disposer d'une matière première renouvelable, biodégradable et inépuisable : l'herbe. De la recherche à la start-up il n'y a qu'un pas. e2e Materials a été créée. L'entreprise produit des matériaux biocomposites à partir de fibre d'herbe.
mercredi 4 avril 2012
Des arbres bleus
Cette installation est signée Konstantin Dimopoulos. Elle se tient en ce moment à Seattle. Elle a été montrée pour la première fois lors de la Biennale 2011 de Vancouver au Canada. L'idée est d'attirer l'attention des passants sur le phénomène de la déforestation. La peinture bleue est une peinture à l'eau écologique.
lundi 2 avril 2012
Une gare qui ondule
C'est la plus grande gare souterraine du monde. Elle reliera Hong Kong à Pékin. Elle est conçue par Aedas,
dimanche 1 avril 2012
Le top des reconversions
Un abri anti-atomique reconverti en siège d'entreprise, des cartons de bière en bibliothèque municipale, un château d'eau en maison d'hôtes, un parking en hôtel.
samedi 31 mars 2012
Marcel Storr, simple balayeur...et dessinateur de génie des "mégalopoles" (1911-1976)
On ne sait presque rien de lui. Il est mort il y a plus de trente ans, et son oeuvre, clandestine, découverte par hasard, par le couple Kempf, amateur d'art, n'a presque jamais été montrée.
Pourtant, Marcel Storr, simple balayeur du Bois de Boulogne - ou "cantonnier d'empierrement saisonnier"- des parcs et jardins de la Ville de Paris, était un dessinateur de génie. Tout au long de son existence il a poursuivi la construction d'un univers au sein duquel il prenait chaque soir sa revanche contre sa condition ingrate et la misère de ses origines (enfant abandonné et élevé à l'assistance publique).
Prix européen pour la passion (« La seconda Luna »), 2ème édition
"La
seconda Luna" est une initiative portée par la ville de Laives en Italie. Elle souhaite montrer des exemples trop méconnus de créativité, de curiosité, d’ingéniosité, qui s’expriment dans le paysage culturel.
Quelles
sont les passions concernées ?
Toutes :
les collections, les obsessions, les amours, les certitudes, les pratiques
particulières ainsi que les plus communes. Aucune discipline en particulier n’est
concernée.
Le but est de valoriser de manière transdisciplinaire l’étrangeté, la
créativité, le soin apporté aux choses ayant disparu ou à venir, les tentatives
avortées, le hasard, l’attention, le soin apporté à sa passion.
Qui peut participer?
Toutes les personnes,
associations, organisations ou groupes informels qui cultivent, partagent ou
promeuvent une passion, qu'elle soit un hobby ou un métier. La discipline ou le
secteur d'intérêt n'a pas d'importance.
Si
vous êtes une personne passionnée, ce prix est pour vous. Vous
pouvez vous inscrire sur : http://www.lasecondaluna.it/fr/participe/inscris-toi avant
le mardi 16 octobre 2012 18h.
Prix
de 1 000 à 8 000 euros
Pour
toute information complémentaire : info@lifelongpassionsaward.eu
Cette semaine dans Ville hybride
"Green cast" par Kengo Kuma au Japon, une éolienne reconvertie en terrain de jeux à Rotterdam, "Moveable feast" à Paris, le "Beerd" à Bristol.
vendredi 30 mars 2012
Plaidoyer pour un activateur urbain à Plaine Commune
Plaidoyer* pour un activateur urbain… … et nomade, sur les territoires de Plaine Commune , vitrine des savoir-faire, des richesses sociales, artistiques, culturelles…et amplificateur du développement local.
Plaine Commune est une communauté d’agglomération qui comprend huit villes** de Seine Saint-Denis. Le 16 janvier 2012 a eu lieu la signature de l’accord-cadre liant l’Etat et des collectivités territoriales dans le cadre du Grand Paris. Ce texte constitue un préalable au futur CDT (Contrat de Développement Territorial) entre Plaine Commune - estampillé « territoire de la création » -et l’Etat.
L’un des principaux défis de ce CDT est d’arriver à établir une articulation faisant sens entre politiques publiques descendantes et initiatives ascendantes, issues des collectivités locales et des acteurs de la création en très forte résonance avec les habitants (acteurs incontournables de la transformation de ces territoires).
Qui sont les « acteurs de la création » ? Ce terme un peu barbare comprend des organisations au sens large (associations, coopératives, TPE, PME, grands groupes…) travaillant dans les domaines de l’art et de la culture (plasticiens, musiciens, peintres, sculpteurs, ébénistes…), de l’artisanat d’art (orfèvrerie, métaux précieux…) et des filières liées au théâtre, au spectacle vivant, à l’audiovisuel et au cinéma (auteurs, comédiens, producteurs, costumiers, décorateurs, techniciens…) ainsi qu’au numérique (web designers, éditeurs de logiciels…).
Ces savoir-faire vont puiser leur inspiration à la fois dans l’histoire de ces territoires (Saint-Denis compte des collections de verres médiévaux uniques au monde) et dans les connexions avec le reste du monde (Plaine Commune compte plus d’une centaine de communautés nationales). L’orfèvre Christofle est venu dès 1830 à Saint-Denis. Dans le domaine audiovisuel, l’architecture de la Plaine Saint-Denis était propice à l’installation de studio de cinéma (la Cité du Cinéma de Luc Besson à Saint-Denis s’inscrit dans cette continuité historique).
L’autre particularité de Plaine Commune est politique car elle regroupe huit collectivités locales, comprenant chacune une grande variété d’«acteurs de la création». Le défi en la matière est de les rendre visible dans leur contexte respectif, pour comprendre les spécificités sociales, culturelles, économiques, locales, les valoriser in situ, pour mieux les accompagner dans leur développement, en lien étroit avec les habitants.
Compte tenu de l’ensemble de ces spécificités, la mise en valeur au niveau local des acteurs de la création constitue un passage obligé. L’activateur urbain répond à cet objectif.
Un activateur urbain, qu’est-ce que c’est ? C’est une structure nomade qui lie les acteurs locaux autour d’un projet commun de transformation du territoire
Un activateur urbain, culturel et nomade pour quoi faire ?
• pour relier les « acteurs de la création » et les rendre plus visibles,
• pour renforcer leur encrage et leur développement local,
• pour montrer les savoir-faire locaux (innovations sociétales, réalisation artistiques, culturelles et technologiques),
• pour intégrer les dynamiques créatives locales aux stratégies de transformation urbaine d'un territoire,
• pour favoriser le dialogue citoyen sur les sujets urbains, en faveur d'une démocratisation du projet urbain.
Un activateur comment ça marche ?
• la programmation (spectacle, théâtre, installations et performances artistiques, sensibilisation aux sujets urbains et aux métiers de la création, activités au croisement des arts, de la culture et de l’économie) est assurée par les « acteurs de la création » en lien avec les habitants,
• il se déplace dans les huit villes de Plaine Commune tout au long de l’année, établissant des points d'arrêt dans certains lieux, matérialisant des potentiels stimulateurs du projet urbain.
Prévu pour une durée limitée, la souplesse de son mode de fonctionnement lui permet cependant de se pérenniser dans le temps.
Des exemples d’activateurs urbains et nomades existent déjà. Leur objectif est à géométrie variable en fonction des enjeux et objectifs locaux :
Le projet Spacebuster a mis en scène à New York en 2009 un espace gonflable issu de l’arrière d’un camion (insufflant l’air nécessaire). L’espace peut accueillir jusqu’à 80 personnes, et fait l’objet d’occupations variées : conférences, workshops, repas… La membrane translucide offre une perméabilité visuelle entre la ville environnante et l’espace intérieur. Véritable « générateur urbain », la structure produit un effet immédiat de vie dans la cité, quelque soit son lieu d’implantation. La bulle s’adapte, se déforme selon le contexte urbain morphologique avec lequel elle est en contact. Elle se glisse sous un pont, moule une barrière, une façade, enveloppe un arbre, et interroge l’espace de la ville. Le projet a voyagé en neuf étapes d’une journée chacune entre Manhattan et Brooklyn, donnant lieu à des réflexions sur les morceaux de ville investis.
Kubik : une installation temporaire lancée depuis 2006, constituée de réservoirs d’eau standards de 1000 litres. Un système de câblage permet d’illuminer les réservoirs ou de les utiliser comme murs de projection vidéo. Empilés, les réservoirs créent des espaces modulables selon les sites d’implantation. L’installation a été produite dans différentes villes, s’appuyant sur des évènements divers : à Barcelone dans le Parc del Forum, à Milan lors de la biennale de design, à Berlin dans une friche industrielle au bord de la Spree, à Lisbonne. L’architecture de lumière permet d’investir des lieux inhospitaliers, hostiles à la rencontre et aux réunions festives. L’espace amène une véritable dynamique at¬tractive. L’assemblage modulable des réservoirs et leur coloration lumineuse crée une certaine intimité, et offre une échelle humaine à des lieux habituellement trop vastes pour être habités.
*Tribune de Michael Silly (Ville hybride) ; co-signataires : Julien Beller (6B à Saint-Denis), Bernard Bellot (la guinguette trois francs six sous à Pierrefitte), Nicolas Cesbron (Casse Fonte à Saint-Denis), Camille Dumas (Mains d’œuvres à Saint-Ouen), Monte Laster (Association FACE à La Courneuve), Babette Martin (Villa mais d’ici à Aubervilliers), Annie Sellem (Université Paris-Villetaneuse), Zahia Ziouani (Ecole municipale de musique et de danse à Stains) et le Collectif etc
**Aubervilliers, Epinay-sur-Seine, Ile-Saint-Denis, Pierrefitte-sur-Seine, Saint-Denis, Stains, Villetaneuse et bientôt Saint-Ouen
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