vendredi 8 novembre 2013

Le socle culturel des territoires : dépasser la cosmétique des projets


Pour convaincre les derniers sceptiques de l'importance de la culture comme effet de levier pour vitaliser les territoires, l'argument économique ne doit pas leur être insensible. La "culture" est un secteur économique de premier plan qui génère 74 milliards €/an et représente 1,2 millions d'emplois (davantage que les télécom 66,2 mds €, la chimie 68,7 mds € et l'automobile 60,4 mds€).

C'est ce que vient de montrer une première étude* du cabinet Ernst & Young sur les industries créatives et culturelles. Le premier surpris étant l'auteur de l'étude lui-même. Il avoue avoir été étonné du poids économique considérable des neuf secteurs prépondérant des industries culturelles et créatives. Avec en tête les arts graphiques et plastiques (19,8 milliards € et 307 716 emplois), puis la télévision (14,9 milliards € et 176 467 emplois), l'édition et la presse, la musique, le spectacle vivant, les jeux vidéo, le cinéma et la radio.

De quoi changer notre regard sur la culture et la création qui constituent des outils économiques puissants, et dont les spécificités sont qu'elles se renouvellent sans cesse et qu'elles génèrent des emplois non délocalisables. Cela tombe bien, la culture à l'état brut abonde dans nos territoires. Elle ne demande aujourd'hui qu'à être raffinée. Les élus, dans la perspective de l'intérêt général, et les investisseurs, dans une optique économique, sauront-ils en profiter ? Et comme ça, en passant, si on pouvait arrêter d'opposer les deux...



* Etude réalisée pour le compte de la plateforme France Créative (rassemblant l’ADAGP, l’ADAMI, l’Association de la Presse d’Information Politique et Générale (Association IPG), l’ESML , la FESAC, la PROCIREP, le PRODISS, la SACEM, le SNE, le SNEP, le SNJV, la SPPF et l’UPFI) par la Sacem – Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique.