vendredi 16 décembre 2011

2011 : année de transition vers l'émergence d'un nouveau modèle de société ?





2011 aura vu tour à tour les Etat-Unis connaître leur pire catastrophe écologique (explosion de la plate-forme pétrolière BP), le monde arabe faire sa révolution politique, le Japon connaître sa pire catastrophe naturelle et technologique (tsunami et explosion de la centrale nucléaire de Fukushima), l'Europe sa plus grave crise financière et politique depuis sa création. Ces événements sont-ils les soubresauts d'un modèle finissant ? Les marqueurs d'une transition chaotique vers l'émergence d'un nouveau modèle ? Jamais en tout cas l'interdépendance n'aura été aussi visible : ce qui se produit ici a des répercussions directes et indirectes dans le reste du monde.

Alors que faire ? Fermer les yeux et attendre que ça se passe ? Vivre dans la nostalgie d'une certaine représentation idyllique du passé ? Se replier sur soi ?

De grands motifs d'espérance existent. Jamais nos sociétés n'ont été ausi matures dans l'exercice de la démocratie. Jamais la technologie n'a été aussi propice à servir la cause de l'Homme. Jamais l'expression culturelle de notre diversité n'a été aussi dynamique.
L'une des conditions de leur épanouissement est une meilleure représentation politique de la diversité de nos sociétés et ainsi dépasser le paradoxe actuel : une classe politique sursollicitée - pour résoudre tous les maux - mais sous-représentative. Le nouveau modèle doit prendre en compte toutes les composantes sociales pour profiter pleinement des dynamiques et des créativités qui les composent. Cela passe notamment par la remise en selle des corps intermédiaires. L'inversion de la pyramide est également rendue possible par la généralisation du mode de décision de type web 2.0, mais qui se propage aujourd'hui davantage en raison du sentiment de défiance croissant vis-à-vis des acteurs politiques et économiques qu'autre chose.


In fine le nouveau modèle sera-t-il le résultat d'un nouveau modèle politique dont les dynamiques se trouvent en dehors des urnes et des Assemblées ? On peut le penser très légitimement. Restent à en connaître les contours et les nouveaux représentants.