Pages



lundi 28 février 2011

Les déchets des égouts transformés en énergie renouvelable



Le nouveau site de purification des biogaz à Escondido, en Californie, transforme les déchets d'égouts en énergie renouvelable. La technologie utilisée purifie les biogaz provenant de la station d'épuration et les transforme en énergie pour les logements et les entreprises. «Normalement, les biogaz sont brûlés et relâchés dans l'atmosphère, un processus qui génère des gaz à effet de serre. «Notre technologie d'absorption modulée en pression nous permet d'éliminer le nitrogène et l'oxygène en une seule et même étape, tout en séparant en même temps le dioxyde de carbone et l'eau», déclare M. Sorschak de la société montréalaise Xebec.

dimanche 27 février 2011

Le numérique version 'Minority Report'


Pourquoi les visions du futur sont-elles souvent présentées sur le mode 'pays des bisounours' ?

samedi 26 février 2011

Los Angeles met la gomme sur les transports en commun


Extrait de la campagne de sensibilisation du STIF local (Los Angeles County Metropolitan Transportation Authority) pour inciter la population à privilégier les transports en commun.

jeudi 24 février 2011

Débat avec Philippe Madec sur la ville durable


Vhyb la ville hybride a invité Philippe Madec pour débattre sur le thème de la ville durable. Il évoquera notamment la notion de parc urbain à travers la réalisation du Parc des Bords de l'Eure et de ses projets en cours.

Date : mardi 15 mars 2011

Horaire : 8h30-12h

Lieu : Pavillon de l'Arsenal, 21 boulevard Morland, 75004 Paris (M° Sully-Morland)

Pour vous inscrire

mercredi 23 février 2011

Reboisement : un défi économique, sociétal et environnemental


Près de 200 agriculteurs se sont retrouvés hier matin devant le conseil régional du Nord Pas de Calais pour y manifester leur opposition au risque de grignotage de leurs terres par le plan de reforestation de la région qui prévoit de planter en moyenne 3000 ha de forêt par an dans la région la moins boisée de France (8 % de sa superficie contre 30 % en France et 40 % en Europe). « L'agriculture régionale, c'est 350 000 ha. Les infrastructures, l'artificialisation et les zones d'activité nous en prennent déjà 4000 par an et on voudrait nous en rajouter 3000 ! Et 7000 ha, c'est 120 exploitations en moins !, explique Christian Durlin de la FNSEA départementale (FDSEA). D'après Jean-Louis Robillard, vice-président de la Région à l'agriculture, « les agriculteurs ne doivent pas se tromper de combat. Il faut s'attaquer au modèle agricole qui fait disparaître les fermes qui seront deux fois moins nombreuses qu'aujourd'hui en 2020 ».

mardi 22 février 2011

Projection en avant-première du documentaire 'la maison de sophie' de Jacques Kebadian


Le festival Effet de CER (cinéma, écologie, résistance) de l'Ile Saint-Denis (93) a donné carte blanche à Vhyb la ville hybride pour la matinée du dimanche 20 mars 2011.

J'ai choisi de mettre en avant le documentaire de Jacques Kebadian qui retraçe l'expérience en cours de Sophie Ricard, « Je pense que l'architecture se fait sur le terrain », de l'équipe de Patrick Bouchain, dans le quartier qu'elle est venue habiter et réhabiliter (rues Delacroix-Molinet à Boulogne sur Mer ; opération de réhabilitation d'une soixantaine de maisons d'ouvriers par les habitants eux-mêmes).

La projection sera suivie d'un débat avec Sophie Ricard et Sébastien Eymard (agence construire) Philippe Monges (adjoint à l'urbanisme de l'Ile Saint-Denis) et Michael Silly (fondateur de Vhyb la ville hybride).

Date : dimanche 20 mars 2011

Horaire : 11h à 13h

Adresse : Centre Culturel Jean Vilar - 3, rue Lénine - 93450 L’Ile-Saint-Denis

Accès : RER D (station : gare Saint-Denis), tramway 1 (station : gare Saint-Denis)

tarif : 3€

lundi 21 février 2011

Synthèse de la réunion d'orientation scientifique 'nouvelles mobilités' organisée par Vhyb, jeudi 3 février 2011, AREP (Paris)


Comité d’orientation scientifique : Philippe Bensac (ville de Bourges), Raphaële Bidault-Waddington (plasticienne), Ludovic Bu (Saemes), Nicolas Buchoud (AREP), Eric Champarnaud (BIPE), Etienne Couppé (EPA Plaine de France), Aurélien Delpirou (Institut de l’urbanisme), Mathieu Flonneau (Université Paris Panthéon-Sorbonne), Laura-Maï Gaveriaux (Philosophe dans la cité), Christophe Gay (SNCF), Jean-François Guet (CERTU), Vincent Hannoun (étudiant en architecture), Charlotte de Silguy (AVERE), Adrien Vogt-Schilb (CIRED)

Objectifs du forum (jeudi 8 décembre 2011, en partenariat avec l’AVERE) :

•Elaborer la signification sociétale de la mobilité dans des agglomérations complexes (socialement, économiquement)

•Apporter des éléments de compréhension et de mise en perspective aux élus et aux associations d’habitants

•Présenter des retours d’expériences de projets aboutis, d’expérimentations en cours


Constat : structuration puis déstructuration de la ville industrielle par les transports mécanisés ferroviaire et automobile (et par l’éclatement social ?)

=>conséquence : hybridation des moyens de transport : reflet d’une ville éclatée (voire communautarisée ?)

=>conséquence : instabilité du modèle économique de la mobilité du fait de la ‘bataille d’acteurs’ entre opérateurs historiques de transport, industrie automobile, et nouveaux entrants (opérateurs énergétiques, gestionnaires de parcs automobiles, sociétés informatique et éditeurs de logiciels, sociétés d’assurance) pour créer LE modèle idoine


Et l’utilisateur final dans tout ça ?

Un usager ‘comparateur de temps’ arbitrant entre des offres ‘intégrées’ multimodales hybrides


Oui mais à quel prix social et environnemental ?

-renforce les inégalités d’accès aux offres de mobilité (lorsque la réflexion se borne aux dimensions infrastructurels et techniques) déjà existantes (mobilité contrainte vs mobilité choisie => moins je déclare avoir besoin de moyens de transport plus j’en ai à disposition et plus je déclare avoir besoin de moyens de transport moins j’en ai à disposition ; ex. : accéder à des zones d’activités économiques en périphérie des villes pour des travailleurs ‘pauvres’)

-n’apporte pas de réponse satisfaisante en matière de diminution des émissions de CO²

Questions (comme autant d’enjeux) :

Quels enjeux recouvrent le thème de la mobilité ?

De quelle innovation parle-t-on pour répondre aux défis de la mobilité (technique ? infrastructure ? usage ? social ?) ?

Comment penser la mobilité à différentes échelles (quartier, ville, agglomération) ? En quoi la prise en compte des spécificités des usages, des besoins est-elle génératrice de solutions innovantes ? A quelles conditions en matière de gouvernance et d’implication des usagers dans la réflexion ?

Quels impacts sur les rôles et missions des opérateurs de mobilité ?

Quelle nouvelle articulation trouver entre acteurs historiques de la mobilité et nouveaux entrants, pouvoirs publics, habitants ?

Quel modèle économique en adéquation avec les défis sociétaux et techniques de la mobilité ?

dimanche 20 février 2011

Les 5 secondes de Colmar


Cette course a été imaginée par l'association les Pieds sur terre. Elle se situe sur le passage piéton au niveau du carrefour Meistermann à Colmar. Le feu ne reste vert pour les piétons que…5 secondes. « Surtout, restez bien chaud, ne vous refroidissez pas, car vous avez 1 minute 30 à patienter. » Le feu devenu vert pour les piétons, les coureurs s’élancent comme des dératés et atteignent le trottoir pile au moment où le feu redevient rouge pour eux. « Bravo, vous avez réussi à traverser avec le feu resté vert ! »; Cette action citoyenne déclinée sur le mode de l’humour visait à alerter la municipalité : ce feu laisse trop peu de temps aux piétons pour traverser depuis que la gare routière des bus a été déplacée et que les bus peuvent remonter la rue Kléber en contresens. Les membres des Pieds sur Terre regrettent l’absence de cohérence des mesures de circulation à Colmar. Photo Dominique Gutekunst

samedi 19 février 2011

Le monde merveilleux et féérique de la mode !


La fashion week de New York s'est déroulée il y a peu de temps. Les tentes qui accueillaient les défilés étaient chauffées par un générateur alimenté au diesel. ce sont les émanations du générateur que l'on voit dans la video.

vendredi 18 février 2011

«Je m’appelle Louise Joséphine Bourgeois.»


«Je m’appelle Louise Joséphine Bourgeois. Je suis née le 25 décembre 1911 à Paris. Tout mon travail des cinquante dernières années, tous les sujets, trouvent leur source dans mon enfance. Mon enfance n’a jamais perdu sa magie, elle n’a jamais perdu son mystère, ni sa dimension dramatique.»

jeudi 17 février 2011

Si vous allez à Dashanzi...faites moi signe





Dashanzi est the place to be en matière d'art contemporain en Chine. La ville se situe au nord-est de Pékin. Il s'agit d'une ancienne usine de production de matériel électronique. L'histoire de Dashanzi commence en 1952 lorsque des officiels chinois et des ingénieurs d'Allemagne de l'est lancent le Projet 157. Cette nouvelle unité de production qui s'inscrit dans le grand plan de modernisation du pays a pour mission de fournir en matériel électronique l'Armée de Libération de la Chine et la population en général. Cinq ans plus tard, l'usine 798 ouvre ses portes et remplit ses fonctions durant près de quarante ans. Avec l'ouverture du pays à l'économie de marché en 1979, l'usine perd le support du gouvernement. Et cesse progressivement sa production vers la fin des années 80-début des années 90.

D'une superficie de 50 hectares (gloups !), les entrepôts sont de style bauhaus, recouverts de briques rouges et grises. Sous l'impulsion de Sui Jianguo, l'Académie des Beaux-Arts les reprend en 1995 pour s'y installer définitivement en 2000. S'en suit un afflux important d'artistes et de personnalités du milieu de l'art. Gao Qiang et Gao Zhen, deux frères connus pour leurs œuvres déclinant Mao Zedong sous toutes ses formes , ouvrent en 2004 leur studio au second étage d'un bâtiment secondaire de l'usine 798.

mercredi 16 février 2011

Des "gratte-ciels" sous-marins


C'est une solution alternative pour répondre aux enjeux de la montée du niveau des mers. Une sorte de cité lacustre en somme...mais sous-marine.

mardi 15 février 2011

S'y reconnaitra qui pourra





Il s'agit d'une réalisation du collectif Alice Studio des étudiants de l'école polytechnique de Lausanne (Evolver-c'est son nom- se situe à Zermatt ; au fond le Cervin)

dimanche 13 février 2011

Lyon passe à l'orange


C'est le futur siège social du groupe immobilier Cardinal. Il se situe en bord de Saône à Lyon. La couleur a été choisie en référence à la couleur orange utilisée fréquemment dans les ports. L'immeuble est à la fois un siège social et un lieu d'exposition dédié au design. Une pompe à chaleur géothermique climatise le bâtiment (chaud, froid). Des panneaux photovoltaïques fournissent 10% de ses besoins en électricité.

vendredi 11 février 2011

Le retour des ponts habités


Phillippe Rizzotti et Off Architecture ont remporté le concours d'architecte du pont de Reggio en Calabre. Sa proposition est un village vertical, renouant ainsi avec la tradition multiséculaire des ponts habités, avec un impact environnemental proche de zéro.

jeudi 10 février 2011

Une tour capsule d'avant-garde


Ceci n'est pas un projet mais existe bel et bien en chair et en os. Il s'agit de la tour capsule de Nagakin au Japon réalisée en 1972 par Kisho Kurokawa. Chaque module est recyclable et interchangeable à volonté. Bel exemple d'architecture durable bien avant l'heure !

mardi 8 février 2011

Une pyramide agricole


La ferme pyramide est une nouvelle déclinaison de l'agriculture verticale, selon les biologistes Eric Ellingsen et Dickson Despommier de l'université de Columbia. L'objectif : répondre aux besoins alimentaires des populations urbaines en croissance exponentielle dans le monde.

lundi 7 février 2011

Vers un drive-in nouvelle génération ?


Il y a la réalité telle qu'on voudrait qu'elle soit et la réalité telle qu'elle est. Le phénomène du drive-in en est un exemple probant. Vu de la petite lucarne citadine, il parait anachronique et un élément important de contribution aux émissions de CO². Ils fleurissent pourtant un peu partout, initiés par les grandes surfaces et les fast-foods, les « drives » se sont vite développés pour devenir un mode de consommation incontournable. Importé du mode de consommation à l'américaine et du « fast-food », les supermarchés ont peu à peu adopté ce système. Aujourd'hui, Carrefour, Auchan, Intermarché ont tous emboîté le pas. "Drive" avec vente directe, drive avec commande par internet ou par téléphone mais aussi livraison à domicile, le drive n'a plus vraiment de limites. Pharmacie, boulangerie, producteurs régionaux… les petits s'y mettent aussi. Pour les professionnels qui désirent des produits frais et en grande quantité les drive proposent une mise en relation directe avec les producteurs, servant simplement de relais dépôt. La prestation de service est facturée aux vendeurs, les répercussions de prix sur le client dépendent des choix de chaque producteur ». Un mode d'achat pas forcément incompatible avec le bio et le commerce équitable, puisque des enseignes de produits bio commencent à développer les ventes à la commande, en drive. « Un système qui pourrait être intéressant pour les AMAP » explique Anaïs, « cela permettrait à des gens qui ne sont pas disponibles pendant l'horaire fixé de récupérer ainsi leurs paniers dans un point relais ». Les AMAP établissent un contrat entre le producteur et le consommateur qui assure un panier hebdomadaire de fruits et légumes en échange d'une rétribution hebdomadaire.

dimanche 6 février 2011

Manager la mégapole


L'école d'ingénieur californienne USC Viterbi accueille à partir du 10 février une conférence sur le thème "Engineering and Managing the Megacity," qui traitera des thèmes de gestion de l'énergie, de la mobilité, de la qualité environnementale et des désastres naturelles dans les mégapoles.

samedi 5 février 2011

Modélisation artistique météorologique


L'agence de design conceptuel et interdisciplinaire SAQ a conçu une installation interactive et modulable qui imite la complexité des nuages et des conditions météorologiques.

vendredi 4 février 2011

Le spectacle social de la 'fée éolienne'


Toute innovation technologique qui crée une rupture peut constituer à ses prémisses un spectacle social. Josiane Jouët et Patrice Flichy, qui ont guidé mes pas universitaires en sociologie de l'innovation, ne renieraient en rien cette affirmation. A la fin du XIXè siècle, les gens allaient ainsi admirer La Fée électricité qui illuminait la Tour Eiffel. Ce pont en Calabre participe de cette même orientation. Les éoliennes qui lui sont greffées constituent un spectacle d'une beauté hallucinante. S'émerveiller devant une technologie est l'une des conditions pour son appropriation par tous. Elle ne présume par contre en rien de ses futures applications (faire rentrer l'électricité dans les foyers n'est pas allé de soi).

mercredi 2 février 2011

Une route qui génère sa propre énergie aux Pays-Bas


On connaissait l'initiative d'une boîte de nuit récupérant l'énergie issue des pas des danseurs ou celle de la mairie de Toulouse de capter l'énergie générée par cette même méthode dans les rues de la ville rose. Tout ceci n'est encore qu'à l'état de projet. En voici une autre, dans la même veine, mais à une échelle beaucoup plus importante. C'est la ville de Krommenie à côté d'Amsterdam qui en est l'instigatrice avec l'appui de l'institut de recherche TNO, Ooms Avenhorn et la société Imtech. Tout un quartier va être équipée d'une route high tech qui récupérera l'énergie générée par les vélos (mode de transport ultra plébiscité).

mardi 1 février 2011

'Agriculture urbaine, parc urbain, circuits courts' : synthèse de la réunion d'orientation scientifique organisée par Vhyb le 27 janvier 2011


Comité d’orientation scientifique : Stéphane De Cara (INRA), Claude Duval, agriculteur et Maire de Mellé (Ille et Vilaine), Marie Eisenmann (Urbainculteurs), André Fleury (ENSP), Anne-Valérie Goulard (Lyonnaise des Eaux), Gérard Gross (Région Nord Pas de Calais), Vincent Hannoun (étudiant en architecture), Christian Lévèque (IRD), Olivier Marboeuf (Khyasma), Louis Moutard (AREP), Ilaria Pasini (ENSP), Alain Renk (R+P),Valérie Rosenwald (Terre de liens), Marion Talagrand (l’Atelier de paysage et d’urbanisme), Constant Van Aerschot (Lafarge), Nicolas Wisser, agriculteur et maire de Bioussac (Charentes)


Objectifs du forum (second semestre 2011, espace Khyasma, Les Lilas) :

éclaircir le thème et présenter des retours d’expériences français et étrangers auprès des élus locaux, agriculteurs, associations d'habitants, aménageurs, administration centrale, filières professionnelles amont-aval de conception et mise en œuvre des projets d’aménagement


L'agriculture urbaine est une réalité aussi ancienne que la ville elle-même. Tant et aussi longtemps que l'humanité était dépourvue de transports rapides et efficaces, les produits frais, végétaux et animaux, se cultivaient aux abords des villes. Jusqu'à la fin du XIXe siècle, Paris était entourée d'une ceinture maraîchère et d'un vignoble qui était le plus étendu de France. Outre qu'elle nourrissait la ville, l’agriculture des pourtours récupérait les déchets et les eaux usées pour l'entretien des sols. Avec l'essor des transports rapides, l'agriculture s'est éloignée de ses débouchés et s'est industrialisée, souvent dans régions rurales vouées à la monoculture (Marc Chevrier, ‘L'agriculture urbaine ou les paysages nourriciers de la ville’).

L’agriculture urbaine est un concept à la confluence des sphères politique, économique, technologique, environnementale et sociétale.

1-Définition, enjeux, objectifs

Il s’agit de dissocier l’agriculture urbaine, en zone urbaine dense, de l’agriculture péri-urbaine qui ne renvoient pas aux mêmes pratiques, représentations, enjeux et objectifs.

a-L’agriculture urbaine (en zone urbaine dense) est un terme générique qui définit un ensemble de pratiques (ex : jardins communautaires, de type horticole, maraîcher ) à vocation pédago-éducative (jardinage, connaissance des plantes, éducation du goût), social (création de lien entre les habitants), économique (agriculteurs des AMAP) qui n’ont pas pour objectif premier de couvrir les besoins alimentaires.

Pour autant :

Les dimensions pédago-éducative et économique ont-elles un effet sur le type et le mode de production de l’agriculture en zone péri-urbaine ?

La dimension sociale de l’agriculture urbaine de type jardins communautaires - création de lien entre les habitants- peut-elle avoir vocation à établir une réelle relation –qui dépasse la dimension de lien économique avec les agriculteurs des AMAP-entre citadins et agriculteurs voire ruraux ?

En même temps, en quoi l’agriculture urbaine pose-t-elle la question du mode de vie à laquelle aspire les citadins ? Comment se définit-il exactement ? Quel est son contenu ?

Quels sont les ‘mythes’ structurants de notre rapport à la ‘nature’ qui soient porteurs d’une dynamique culturelle, sociale et économique ?

La biodiversité-au sens scientifique du terme- a-t-elle sa place en zone urbaine dense ? Les habitants ont-ils davantage une appréhension a minima ‘parc d’attraction’ et a maxima pédagogique et sociale de la ‘nature’ ? Pour autant la biodiversité réelle en zone urbaine dense doit-elle être négligée ? Sous quelle forme l’introduire et avec quel objectif ? Pédagogique ? Environnemental ?

b-L’agriculture urbaine (en zone péri-urbaine) est au centre d’enjeux d’organisation du territoire et économiques forts, voire sources de relations tendues entre les acteurs d’une gouvernance extérieure au territoire (établissements publics d’aménagement) et les acteurs locaux (élus, agriculteurs, associations d’habitants). La problématique foncière renvoie à des logiques d’exploitation du sol souvent inconciliables (logement, transport, espace de loisirs VS surfaces agricoles).

Questions :

Comment concilier étalement péri-urbain et préservation des surfaces agricoles ? En somme de quelle ville et de quelle agriculture voulons-nous ?

Quelle est la perception de l’agriculture urbaine par les rurbains et les ruraux ?

Comment rapprocher des populations aux aspirations, objectifs, représentations divergents dans leur rapport à la ‘nature’ (utilitaire, économique, ludique, cadre de vie) ?


2-Gouvernance locale, politique publique

L’agriculture urbaine en zone péri-urbaine est plutôt définie en dehors du monde agricole ; impliquer les agriculteurs dans la définition de l’agriculture urbaine et dans le co-développement de stratégies économiques au sein d’une gouvernance locale élargie semble incontournable.

Questions :

Comment résoudre la question de l’hétérogénéité sociologique, politique et économique des composantes potentielles de la gouvernance ? Quels acteurs impliquer ?

La réforme sur les collectivités territoriales est-elle propice à la composition de cette gouvernance, à créer des projets innovants et pérennes ?

Les politiques de préservation des surfaces agricole engagée par certaines agglomérations (Nantes, Marseille) suffisent-elles à pérenniser la rentabilité économique des exploitations existantes ?

Quels types d’exploitations réussissent la transition vers un nouveau modèle agricole aux contours encore peu clairs ?


3-Exploitation, stockage distribution

L’agriculture urbaine en zone urbaine dense et en périphérie des agglomérations demande d’adapter la ville et sa périphérie aux nouvelles contraintes en termes d’exploitation des surfaces agricoles, de stockage des denrées, de transport et de distribution.

Deux exemples de modèles :

Villes denses entourées d’une ceinture verte (conséquence : allongement du temps de transport des habitants)

Villes verticales (conséquence : tension sur le prix/m²)

Entre autres solutions, le parc urbain est-il une alternative crédible ? De quoi se compose-t-il ? En quoi peut-il faire système avec le concept de parc industriel (petites installations de gestion des déchets, des eaux usées, de production d’énergie) ? A quelles conditions sociétales et institutionnelles ? De quels retours d’expérience dispose-t-on ?

Comment les aménageurs intègrent-ils ces réflexions dans leurs projets d’aménagement ? à quelles difficultés sont-ils confrontés ? Comment opèrent-ils ?

Les offres alternatives de type AMAP, excédents des jardins familiaux, agriculture hydroponique (culture hors sol sur les toits des immeubles) ont-elles intérêt à s’organiser en coopératives ? Comment s’organisent les acteurs de la grande distribution et de la distribution spécialisée pour répondre à cet enjeu ?

lundi 31 janvier 2011

Pyramide solaire à Abu Dhabi




Râ, dieu égyptien du soleil, littéralement 'puissance créatrice', n'aurait pas regné ce projet de pyramide solaire dénommé 'lunar cubit'. Ce projet est le laureat du concours land art generator initiative. Il combine vision artistique et design durable. Il s'agit de neuf pyramides constituées de panneaux photovoltaïques qui reccueillent le jour l'énergie solaire et s'illuminent la nuit, selon un cycle lunaire inversement proportionnel.

dimanche 30 janvier 2011

Un oeuf high tech



La high-tech au service de l'architecture : c'est le parti pris de James Law Cybertecture International. Voici son dernier projet - 'Cybertecture Egg' - pour Vijay Associate à Mumbai en Inde. Design environnemental, bourré de systèmes intelligents, l'oeuf doit incarner le renouveau de la ville.

samedi 29 janvier 2011

Google à Londres, c'est simple comme un jeu d'enfant




Voici le siège social de Google à Londres situé au 123 Buckingham Palace Road. La conception a été confiée à Scott Brownrigg Interior Design. Il comprend entre autres une salle de gym, un spa, un restaurant avec repas gratuit le midi pour les 300 salariés.

vendredi 28 janvier 2011

Centrale énergétique par BIG : changer notre rapport à la production d'énergie, à la gestion des déchets






Le cabinet d'architecte BIG vient de remporter le concours d'architecte de la nouvelle station de gestion des déchets et de transformation en énergie (waste to power plant) de Copenhague et c'est à une mini-révolution culturelle qu'il nous invite, en changeant notre perception de ce type d'équipement, jusque là refoulé loin des centres urbains (merci à se sujet à anne-valérie Goulard de la lyonnaise des eaux pour ses explications limpides) :

- permettre aux enfants de visiter cet équipement est une fantastique initiative pour leur permettre de se l'approprier au même titre qu'une bibliothèque ou un cinéma (il y a du Patrick Bouchain là-dedans) et développer des comportements en phase avec celui-ci (réflexe du tri sélectif, d'un réglage du chauffage raisonné...)

- illuminer les vapeurs de fumée -non nocives- par une lumière laser verte relève de la quasi oeuvre d'art (tiens tiens ça me rappelle quelque chose). À chaque tonne de CO2 relâché dans l'atmosphère, la cheminée produira un anneau de fumée de 30 cm de diamètre, qui sera éclairé la nuit par un rayon lumineux spécifique. Il s'agit d'un signal d'avertissement pour rendre les habitants plus conscients de la consommation d'énergie et des problèmes écologiques.

- installer une piste de ski sur la centrale renforce l'appropriation de l'équipement par tous

Evidemment, arriver à ce résultat demande une concertation poussée auprès de la population, des acteurs institutionnels qui jouent pleinement leur rôle, des industriels qui puissent déployer des technologies innovantes.

jeudi 27 janvier 2011

mercredi 26 janvier 2011

Médiathèque blanche pour ex-gueules noires





Anzin est une ancienne ville minière du Nord de la France. La médiathèque résulte d'un partenariat entre la mairie d'Anzin, le conseil général du Nord et la DRAC. Imaginée il y a quatre ans, elle a ouvert ses portes en novembre 2010. Elle a été conçue par le cabinet d'architecte Dominique Coulon & associés.

mardi 25 janvier 2011

Un container transformé en restaurant mobile


Dans la famille modulable, je demande le container. Cette version est déclinable à volonté : restaurant, showroom pour cuisine, fast-food. Il est également facilement transportable par camion ou par train.

Une chapelle à l'air libre


C'est à Eureka Springs, dans l'Arkansas. La chapelle Thorncrown émerge au beau milieu de la forêt.

dimanche 23 janvier 2011

Un pare soleil...pour recharger les batteries



ça se passe à Tucson, en Arizona. Un pare soleil destiné certes à faire un peu d'ombre (les températures locales se hissent régulièrement à près de 50°) mais surtout à recharger votre véhicule électrique (à l'aide des panneaux solaires fixés au-dessus).

samedi 22 janvier 2011

vendredi 21 janvier 2011

"L'obsolescence est un crime"

Obsolescence is a crime from Vitsœ on Vimeo.

Loop City : le projet de revitalisation de la banlieue de Copenhague

Imaginé par le cabinet BIG architects, LOOP City est un système de transport urbain qui relie 20 faubourgs de Copenhague, en associant au coeur de la ville des projets de relocalisation de traitement des déchets, des eaux usées (parc industriel) et d'énergies renouvelables.

jeudi 20 janvier 2011

Systèmes énergétiques locaux : synthèse de la réunion d'orientation scientifique organisée par Vhyb


Une réunion d'orientation scientifique, lancée à l'initiative de Vhyb la ville hybride, s'est tenue le jeudi 13 janvier dernier dans les locaux de l'AREP à Paris, dans l'objectif de concevoir un forum sur les systèmes énergétiques locaux le 28 juin 2011 à la Galerie 64bis à Paris. L'idée est d'éclaircir le thème auprès des élus et de mettre en avant des retours d'expériences auprès de la maîtrise d'ouvrage et de la maîtrise d'oeuvre.

Le Comité d’orientation scientifique : Olivier Baduel (EPAMARNE), Nicolas Buchoud (AREP), Paola Bénéton (Galerie 64bis), Olivier Cormier (GE Capital), Olivier Crépin (ADCF), Anne-Valérie Goulard (Lyonnaise des Eaux), Vincent Hannoun (étudiant en architecture), Stéphane Hayez (Caisse des dépôts), Marie Hellouin, Christian Horn (Rethink), Katia Laffréchine (LEESU, université Paris-Est), Yannick Régnier (CLER), Alain Renk (R+P), Jacques Rosemont (OSEO), Nora Schmit (étudiante en architecture)

Chiffres clé

•consommation annuelle énergétique mondiale : 14 TW (1 TW = 1000 GW)

•prévision consommation annuelle mondiale en 2050 : entre 25 et 30 TW (10 milliards d'habitants)
=>l’équivalent de 14 000 réacteurs nucléaires de 1 GW chacun (1.000 MW)
=>un réacteur nucléaire par jour pendant 38 ans

•Parallèlement toutes les 90 minutes, la Terre reçoit du soleil une énergie équivalant à sa consommation annuelle (14 TW)

•L’objectif quantitatif français en énergies renouvelables : 23% de la consommation d'électricité d'ici 2020


1-Définition, enjeux et principes des systèmes énergétiques locaux (décentralisés)

Définition et enjeux

a-Autonomie des sources de production : l’idée est de ne plus dépendre de ressources énergétiques extérieures comme le pétrole ou le gaz en favorisant les sources énergétiques locales comme l'éolien, le solaire, la géothermie. Néanmoins, pour l’heure, les systèmes énergétiques locaux ou décentralisés sont un mix entre :

•énergies traditionnelles (pétrole, gaz) et/ou

•énergies renouvelables (comme la centrale énergétique de Palisade dans le Colorado mixant pétrole et solaire) et/ou

•sources énergétiques indirectes (incinération des déchets, biodéconditionneurs issus de la méthanisation des produits alimentaires non consommés, cogénération qui consiste à récupérer les déperditions de chaleur en phase de production de l’énergie pour la transformer en énergie, chaleur récupérée dans le métro ou les gares, énergie produite en marchant, etc etc).

b-Autonomie du réseau de distribution et du stockage : la collectivité ou réseau de collectivités, déjà détentrice du réseau et à ce jour dans l’obligation légale d’en concéder la gestion, gère par elle(s)-même(s) la maintenance de son réseau (en intégrant les compétences ou en le confiant à des prestataires après appel d'offres)

Se posent les questions :

-des domaines d’application : faut-il concevoir deux architectures énergétiques, correspondants à deux modèles économiques et juridiques distincts avec d’un côté un système centralisé et inter-connecté qui alimente les grands équipements publics et d’intérêts généraux (réseau ferroviaire, hôpitaux), et de l’autre un système autonome développé par chaque collectivité ou ensemble de collectivités (habitat individuel et collectif, équipements locaux gérés par la collectivité) ?

Mais dans ce cas-là où ranger (exemples) :

•les entreprises, dont certaines sont énergivores (usines de transformation) et pour qui la question de l’approvisionnement énergétique est crucial tant de point de vue financier (échapper à la fluctuation des cours) que technique,

•la recharge des voitures électriques, dont le parc énergétique actuel ne peut répondre à l’envolée prévisible de ce marché

Question : les projets tels Desertec (ALL), Transgreen (FRA) Sahara Desert Project (JAP), Elmed (TUN-ITA) sont-ils destinés à alimenter l’architecture énergétique générale ? Sur quel modèle réglementaire et économique ?


-du périmètre : géographique ? Au niveau d’une commune, d’une intercommunalité (où se limite le local ? à l’échelon d’un immeuble ? D’un îlot ? D’un quartier ? D’une ville ? D’une agglomération ?) ou thématique ? Par ensemble d’acteurs, en fonction des spécificités d’un territoire


c-Autonomie de la tour de contrôle : les systèmes énergétiques locaux ne dépendent plus d’un opérateur unique qui régulent les flux sur l’ensemble du territoire mais d’un ‘opérateur’ local.

Questions : quelle organisation mettre en place ? Quel cadre juridique ? Quel modèle économique ?


Conditions et principes sous-jacents aux systèmes énergétiques locaux :

Conditions :

a.un cadre réglementaire et économique qui permet d’intégrer au réseau de distribution les énergies produites localement

b.un mode d’organisation horizontale qui repose sur le maillage des acteurs techniques, associatifs et institutionnels locaux, dont le périmètre couvre la création de projets, la recherche de financement, la gestion des installations

c.l’acceptabilité sociétale d’évoluer d’un système hygiéniste -traitement des déchets, des eaux usées en périphérie des agglomérations – à un système de proximité intégré aux centres urbains des installations de traitement, sources énergétiques indirectes


Principes :

d.une exploitation raisonnée des ressources (vs une utilisation dispendieuse des énergies)

e.une responsabilisation des habitants et des usagers dans l'utilisation des ressources (tout reste à faire tant habiter un bâtiment HQE ou BBC ou utiliser des équipements durables, tels les panneaux solaires, renvoient à des réflexes nouveaux).

f.la sécurité d’approvisionnement en dépit des contraintes externes (géopolitique, climatique)


Questions :

Que devient le principe de péréquation (entre communes riches et communes pauvres) ? Est-il remplacé par la responsabilisation des comportements individuels, alors garant de la viabilité et de la pérennité du système ? Dès lors, comment accompagner ce changement des mentalités et des comportements ? Qui est le garant ? Avec quels acteurs pour le mettre en œuvre ?

Quelle pédagogie à l’égard des élus et des habitants pour évoluer d’un système reposant sur le principe d’éloignement des centres de traitements des déchets et des eaux usées à un système de maillage urbain des installations, sources énergétiques indirectes ?



2-Comment adapter la ville et faire évoluer les comportements ?

L’enjeu :

Intervenir le plus en amont des projets de réhabilitation, de mise en cohérence, de préservation, de développement de la ville déjà constituée et des projets d’aménagement de nouveaux quartiers (éco-quartiers mais pas seulement).

Le constat : les villes les plus concernées par les systèmes énergétiques locaux sont :

•celles qui comptent sur leur territoire des entreprises et/ou des organismes publics énergivores ; l’enjeu : maîtriser la fluctuation des prix de l’énergie

•celles qui ont des communautés d’habitants ‘politiquement’ très soudées (ex. : Fribourg en Brisgau)

•celles qui ont une communauté d’intérêts très identifiée (ex. : valorisation du bocage par les agriculteurs à Saint-Hilaire en Mayenne pour compenser les pertes de revenu liées à leur travail)

•celles qui disposent d’une régie autonome (ex : Grenoble, Montdidier), qui ont développé des compétences fortes et une culture projets


Les trois domaines les plus énergivores :

•Bâtiment (logement, entreprises, administration)

•Transport

•Consommation (amont, aval)


Questions :

Les éco-systèmes ou mutualisation des chantiers structurants par différentes entreprises constituent-ils une réponse aux enjeux financiers et organisationnels ? Avec quelle réglementation et quel modèle économique de rétribution des entreprises ?



3-Les technologies

Quelles technologies pour quelles applications ? La question n’est pas tant de développer en soi la technologie la plus performante que de s’interroger sur :

•l’adéquation entre types d’usages, périmètre et technologies associées ou couplées (ex. : l’électricité, énergie secondaire rare et coûteuse à produire, distribuer, n’est pas forcement l’énergie la plus appropriée – économiquement- pour chauffer un logement ; ses domaines d’application sont davantage liés aux industries de pointe). Ex. : relocalisation d’installations intermédiaires / sources énergétiques indirectes (incinération, eaux usées, déchets) : quelles technologies pour minimiser les risques sanitaires et environnementaux ?

•le process à inventer entre recherche => politique de subvention => mise sur le marché d’une technologie pour pérenniser les nouvelles filières